1978…
les révolutionnaires de mai avaient 10 ans, l’esprit
de contestation de « l’autorité »,
quelle qu’elle soit, était néanmoins toujours
très vivant.
Le BEAUJOLAIS venait brusquement de se médicaliser avec l’arrivée
d’une promotion de jeunes médecins généralistes
à CERCIE, ST ETIENNE LES OULLIERES, QUINCIEUX LUCENAY, CHAZAY,
LIERGUES et d’autres villages encore.
La formation médicale continue ? Ce néologisme n’existait
pas encore, c’était l’enseignement post universitaire
(EPU) donc à l’université, à l’hôpital
de villefranche et au MEDICERCLE, premier balbutiement vite avorté
de rencontres entre généralistes et spécialistes
à la chambre de commerce de VILLEFRANCHE sur SAONE.
1978 c’est
la naissance de l’UNAFORMEC, par la volonté de Simone
VEIL, ministre de la santé de GISCARD D’ESTAING. Les
docteurs Albert HERCEK et Pierre GALLOIS réunirent leurs
associations parisienne et mâconnaise (ASFORMED et GOMIFEC)
pour créer l’UNAFORMEC.
1978 La revue
LE GENERALISTE s’installe boulevard de SEBASTOPOL, Edouard
BOURREAU soutiendra le CERCLE dans toutes ses initiatives et lui
décernera en 1991 le 2° prix national de FMC.
Septembre 78. Les docteurs Jean-Jacques OVIZE à MORANCE et
Jean-Pierre MICOLLE à CHAZAY D’AZERGUES qui se connaissent
depuis longtemps rencontrent Christian LADIAS, visiteur médical
chez MSD.et, lors d’un dîner fondateur à LA FORGE
à POUILLY le MONIAL créent le CMB : le Cercle Médical
du Beaujolais. Pendant 1 an, MSD prendra en charge toutes les soirées
puis le CMB travaillera en partenariat avec d’autres laboratoires
pharmaceutiques.
Quelques semaines plus tard les sociétés lyonnaises
d’EPU se réunissent au NOVOTEL de BRON pour créer
l’URAFORMEC avec le docteur Jean-Pierre MICOLLE comme secrétaire
adjoint. La fédération deviendra quelques années
plus tard sous la houlette de Jean Pierre MICOLLE élu président,
L’UNAFORMEC RHONE ALPES
Le plus passionnant de ces années qui virent la naissance
de la FMC telle que vous la connaissez aujourd’hui c’était
la créativité, tout était à faire à
inventer. Les médecins découvraient la pédagogie
active existante déjà dans les entreprises et l’adaptaient
à la FMC. La remise en question de l’omniscience universitaire,
radicale parfois, fit grincer bien des dents.
Il y avait dans cette entreprise toute la bonne volonté,
toute la générosité et la naïveté
de médecins qui étaient certains de participer à
une grande et belle aventure, voulant s’approprier leur formation
continue et trancher plus que couper le cordon ombilical avec le
monde hospitalo-universitaire. Le monde associatif de la FMC était
sur les rails. Le train a depuis de nombreux wagons et de plus en
plus de passagers. Pour quelle destination ?